Mitride, Charles, 1871-?

Nouvelle-Calédonie, 1891-1914

Sources :

Annuaire colonial, 1895, 1907, 1921

Bibliographie :

Découverte photographique de la Nouvelle-Calédonie, 1848-1900, par Serge Kakou, Actes Sud, 1999

Famille de la Réunion, émigrée en Nouvelle-Calédonie à la fin des années 1870. Charles Mitride, né à la Réunion en 1871, travaille d'abord à la coupe de la canne à sucre, dans la ferme familiale. Il se met à la photographie. Entre 1891 et 1895, il intègre l’administration des Postes, où il rencontre Marius Archambault, et est affecté à la distribution du courrier à Kouaoua, ville dotée d’un port. Il prend des vues des voiliers transportant le minerai, fait poser les marins, fait un reportage sur Thio, photographie les bagnards sur leurs concessions, les planteurs de café. Il est actif jusqu’à la Première guerre mondiale. Charles Mitride est encore donné comme commis des Postes et Télégraphes par l’Annuaire colonial édité en 1921. Le nom de famille de Mitride se rencontre aussi à Madagascar. Il y a un Mitride, traitant dans la province de Vatomandry, et un T. Mitride employé à Tamatave, enfin un Mitride commerçant à Mahela, ce qui confirme l’origine réunionnaise ou mauricienne de ce photographe.

Guépy, Ch.

Nouméa, 1931

Bibliographie : Le Monde colonial illustré, 1931

Photographe professionnel. Il effectue un reportage sur les écoles laïques à l’occasion de l’exposition coloniale. Peut-être Claude Charles Guépy, né à Nouméa en 1890?

Aubert de La Rüe, Edgar, 1901-1970, et sa femme Andrée, 1903-1990

Océan Indien, Océanie, Guyane, Saint-Pierre et Miquelon, Afrique et Terres australes et antarctiques françaises, 1931-1970

Sources : Société de géographie et collection particulière

Bibliographie :

Le Monde colonial illustré, Revue de géographie physique et de géologie dynamique, Bulletin du Muséum national d'histoire naturelle, Revue TAAF, Comptes-rendus de la Société de biogéographie, Comptes-rendus des séances de l'Académie des sciences, Bulletin de la Société de géologie de France, L'agronomie coloniale

Collaborations à La Documentation française

L'Homme et les îles, par E. Aubert de La Rüe, Paris, Gallimard, 1935

La Somalie française, par E. Aubert de La Rüe, Paris, Gallimard, 1939

Saint-Pierre et Miquelon, Montréal, par E. Aubert de La Rüe, Les éditions de l'arbre, 1944

Les Nouvelles-Hébrides, par E. Aubert de La Rüe, Montréal, Les éditions de l'arbre, 1945

Deux ans aux îles de la Désolation, par E. Aubert de La Rüe, Paris, Julliard, 1954

Trésors photographiques de la Société de géographie, sous la direction d'Olivier Loiseaux, Paris, BNF/Glénat, 2007


Edgar Aubert de La Rüe, né à Genève en 1901, est décédé à Paris en 1970. Ingénieur géologue de formation (Institut de géologie appliquée de Nancy), il a soutenu sa thèse en 1932. Il part en compagnie de sa femme Andrée (1903-1990) pour Saint-Pierre et Miquelon, la même année, en mission pour le ministère des Colonies. Il y reviendra à d’autres titres, par périodes, jusqu’en 1970. Il a été maître de conférence au CNRS, mais aussi enseignant dans de nombreuses institutions de divers pays (Brésil Canada, Chili, Mexique). Il a travaillé pour plusieurs compagnies industrielles privées. Il a publié de nombreux ouvrages et articles, illustrés de ses propres clichés, notamment sur les Terres australes, où il s'est rendu en 1930 (îles Saint-Paul et Amsterdam) et les archipels du Pacifique.

Bopp du Pont, Berder (A.), Itchner (A.)




Polynésie française, 1904-1934

Sources :

FR ANOM 31Fi

Bibliographie :

"Lucien Gauthier photographe à Tahiti", par 0'Reilly, Patrick, Bulletin de la Société des études océanistes, 1968

Tahiti 1904-1921, Lucien Gauthier photographe, par Serge Kakou, Les éditions du Pacifique, 2004

Les cartes postales anciennes racontent la France d'outre-mer, par Jean Noury, Quistinic, L'Aventure carto, 1996

L'Illustration, 1934

Photographes professionnels ou amateurs. Itchner est établi à Huahiné, où il tient une épicerie-alimentation, entre 1904 et 1914. Il édite des clichés en cartes postales, peut-être les siens propres. Bopp du Pont est arrivé vers 1910, mais encore actif en 1934. La production de Berder est inconnue.

Le Mescam, Alain, 1877-?

Nouvelles-Hébrides, vers 1930

Sources :

FR ANOM 8Fi61 (4 albums)

Collection particulière

Alain Le Mescam, né le 28 avril 1877 à Nouméa, d'une famille originaire de Bretagne, a passé toute sa vie dans cette partie du Pacifique, Nouvelle-Calédonie et dépendances. D'un séjour aux Nouvelles-Hébrides il a rapporté quatre albums de clichés. Son fils Henri, né en 1922 à Port-Vila, enseigne de vaisseau, est mort pour la France en 1949 à Haiphong.

Gaudard, docteur

Nouvelles-Hébrides et Océanie, 1930-1932

Sources : FR ANOM 8Fi381-382

Ce "médecin-capitaine" a rapporté de sa mission avec la Royale dans le Pacifique une centaine de clichés constituant deux albums et présentant essentiellement des paysages, et des types ethniques. Il s'agit peut-être de Charles Gustave Auguste Gaudard, né le 5 août 1901 à Appenans (Doubs), décédé après 1961, titulaire de la Légion d'Honneur? Ou encore Paul André Henri Gaudard, né à Paris le 3 novembre 1892, lui aussi titulaire de la Légion d'Honneur?

Morillot, Octave, 1878-1931

Océanie, 1903-1930

Sources :

FR ANOM 8Fi299

Bibliographie :

Norbert Murie, Octave Morillot, peintre de la Polynésie, Courbevoie, ACR Editions, 2005

Dictionnaire illustrés des explorateurs, par Numa Broc, Paris, CTHS, 2003

Morillot est l’un des peintres de l’Océanie, avec Gauguin, ou encore la famille Mascart, dont il était l'ami. L’album conservé aux Archives nationales d'outre-mer a sans doute été constitué pour servir son inspiration, et les clichés ne sont pas forcément son oeuvre. Jeune lieutenant de vaisseau, Morillot est affecté sur l'aviso "Durance" avec Victor Ségalen, pour une mission qui va les mener en Polynésie française (1903-1904). Subjugué par ce qu'il voit, encouragé par Ségalen, Morillot décide de rester à Tahiti ; il doit démissionner de la Marine nationale (1906), et il se met à peindre.

Gauthier, Lucien, 1875- 1971


Océanie, Nouvelle-Calédonie, 1904-1921. Guadeloupe, 1935

Sources :

FR ANOM 77Fi, 35Fi84-87, 6Fi241-242

Bibliograpbie :

Tahiti 1904-1921, Lucien Gauthier photographe, par Serge Kakou, Les éditions du Pacifique, 2004

Dictionnaire illustré des explorateurs, par Numa Broc Paris, CTHS, 2003

Tahitiens, répertoire biographique de la Polynésie française, par Patrick O’Reilly, Société des Océanistes, n°36

"Lucien Gauthier photographe à Tahiti", par Patrick O'Reilly, Bulletin de la Société des études océanistes, 1968

Né à Paris le 12 septembre 1875, Lucien Gauthier passe deux ans dans la banque à San Francisco, et arrive à Tahiti en 1904 : il y devient photographe professionnel. Il fait des paysages de Tahiti et des îles Marquises, de Nouvelle-Calédonie, et des portraits, édités en cartes postales. Il est le rival direct de Francis Homes. Spécialiste de la nature, il se rend aux Marquises en 1911, puis expose à Papeete en 1919 et publie un album sur Tahiti en 1931, qui inspire le peintre Matisse. En sus de son studio, Gauthier vend des objets « folkloriques » (nacre et objets ethniques), s’intéresse au commerce de la nacre et de la vanille. Il effectue en septembre 1914 un reportage sur le bombardement allemand de Papeete, qui détruit une partie de la ville, comme le fait dans le même temps Henri Lemasson. Il met en vente en 1921 sa maison-magasin-atelier de Tahiti et se fixe définitivement à Neuilly-Plaisance (2 rue des Ecoles), non s’en rapporter une partie de ses plaques de verre et les utiliser jusqu’à sa mort. Il a été chargé aussi d'une mission photographique en Guadeloupe par le ministère des colonies en 1935. Ses clichés ont été en partie publiés en cartes postales, parfois à des fins publicitaires.

Jourdain

Nouvelle Calédonie, 1875-1897

Sources :

FR ANOM 4Fi861-865

Annuaire agricole, commercial et industriel des colonies, 1897

Photographe professionnel installé à Nouméa, dont la présence est encore attestée par l'annuaire publié par le Comptoir des intérêts coloniaux en 1897.

Agostini, Jules Baptiste, 1859-1930


Océanie, 1894-1898, et Indochine, 1901-1910

Sources :

FR ANOM Indochine, Gouvernement général 24045(dossier)

Annuaire colonial 1901, Annuaire général de l’Indochine, 1910 et 1922

Légion d'honneur LH10/56

Bibliographie :

Le Monde colonial illustré. L'Illustration, 1894

« Phnom Penh (Voyage au Cambodge) », par J. Agostini, dans Le Tour du Monde, 1898, avec photos de l’auteur

Tahiti, par J. Agostini, Paris, J. André éditeur 27 rue Bonaparte, 1905

Ingénieur né en Corse en 1859, conducteur principal des Chemins de fer de l’Annam en 1901. Il a connu Lemasson à Papeete, et les clichés de ce dernier lui sont parfois attribués. Agostini a publié le récit de son séjour de 1894-1898 en Océanie sous le titre Tahiti, illustré de ses clichés, et il a illustré l’article publié par Chessé sur la soumission des Iles Sous le Vent, en 1896 dans la revue Autour du Monde. En 1910 Agostini est chef de l’arrondissement du Haut-Tonkin à l’administration des Travaux publics de l’Indochine. On ignore presque tout des clichés qu'il a pu prendre en Indochine, seuls étant connus ceux de la construction du canal de Phnom-Penh, à laquelle il participe, publiés dans L'Illustration, en 1894. On peut aussi se demander si Agonstini n'avait pas effectué un premier séjour en Indochine avant celui qu'il a effectué en Océanie. Il rentre en Corse en 1919. Il est titulaire de la Légion d’honneur, des Palmes académiques et du Mérite agricole. Il est décédé le 5 juin 1930 à Nice.

Lemire, Marie, Désiré, Charles, 1839-après 1902 et ses filles

Nouvelle-Calédonie, 1874-1881

Sources :

FR ANOM Fonds ministériels, Généralités 283 ; Personnel, EE/II/293/8 et 655/5.

FR ANOM Indochine, Gouvernement général 14475, 55376, 10905. Résidence supérieure au Tonkin 25996, 11676.

Société de géographie

Légion d'honneur LH1580/61

Bibliographie :

Dictionnaire des explorateurs, par N. Broc, Paris, CTHS, 2003

Photos publiées par Cupet dans le Tour du Monde, 1893/1.

« Aux monuments anciens des Kiams », par Ch. Lemire, dans Le Tour du Monde, 1894

La colonisation française en Nouvelle-Calédonie et dépendances, par Charles Lemire, Paris, Challamel, avec ses clichés

L'Indochine. Cochinchine française, Royaume de Cambodge, Royaume d'Annam et Tonkin, par Charles Lemire, Paris, Challamel, 1884, avec ses clichés

Né le 8 juin 1839 à Abbeville, Somme. Marié en 1868, il aura deux enfants Fanny et Marie, elles-mêmes photographes. Il fait d’abord carrière dans les PTT de 1859 à 1886. Il est chargé de l’installation du télégraphe en Cochinchine (1861-1868), et effectue une mission d’exploration au Cambodge (1865). Puis il est inspecteur des télégraphes en Nouvelle-Calédonie (1874-1881) et en Meurthe-et-Moselle. L'étude du futur réseau télégraphique de Nouvelle-Calédonie l'oblige à parcourir toute l'île, en y faisant des photographies, et en visitant aussi bien les établissements pénitentiaires que les villages canaques ou les mines. Il revient en Indochine comme résident en Annam (à Quinhon), puis au Tonkin (à Vinh), de mars 1886 à septembre 1894, année où il prend sa retraite à cause des infirmités contractées en service. Il a participé à plusieurs expositions, dont celle de Hanoi en 1902. Il est chevalier de la Légion d’Honneur depuis le 1er juillet 1878, a été décoré de plusieurs ordres indochinois. Il est lauréat de la Société commerciale de géographie de Paris en 1883, de l’Institut en 1885. Lemire a participé à de nombreuses publications et ses clichés ont été souvent utilisés. Son ouvrage sur la Nouvelle-Calédonie présente une Vue de Nouméa.

Mager, Henri, 1859-?

Madagascar, Océanie, 1892-1911

Sources :

FR ANOM Fonds ministériels, Service géographique et des missions 73 bis

Bibliographie :

Autour du Monde, Le Monde colonial illustré, à partir de 1895

"A travers Madagascar", par H. Mager, dans Le Monde colonial illustré, 1897

Le Monde Polynésien, par H. Mager, Paris, Schleicher frères, 1902

Mission à Madagascar, par H. Mager, Paris, Firmin-Didot, 1897

La vie à Madagascar, par H. Mager, Paris, Firmin-Didot, 1898

Nouvel atlas colonial, par H. Mager, Paris, Flammarion, 1897

Atlas d'Algérie et de Tunisie, par H. Mager, Paris, Flammarion, après 1897

25 années de politique coloniale, par H. Mager, Paris, Larose, sd.

Annuaire de la presse coloniale, Paris, Berger-Levrault, 1891

Explorateurs photographes. Territoires inconnus, 1850-1950, sous la direction d'Antoine Lefébure, Paris, La Découverte, 2003

Dictionnaire illustré des explorateurs, par N. Broc, Paris, CTHS, 2003

L’avocat Henri Mager, conseiller du Commerce extérieur, ancien délégué de Diégo-Suarez, est rédacteur de La Dépêche de Madagascar, fondée en 1900. Il a été auparavant membre de Conseil supérieur des colonies (1892-1897) où il représentait le territoire de Diego-Suarez. De ce fait il a visité tout l'océan Indien. Il a effectué une mission commerciale à Madagascar en 1896 pour Gallieni. Il a également effectué en 1905 une mission ministérielle en Océanie dont il a publié le récit sous le titre Le Monde Polynésien. Il a aussi publié en 1897-1898 d'abord Mission à Madagascar, puis La vie à Madagascar, ce dernier illustré de ses clichés, qui est le récit de la mission qu’il y a effectuée, prolongeant ainsi les travaux de Désiré Charnay. Mager a surtout été le thurifaire de la colonisation à Madagascar, en publiant un nombre important d’articles dans des revues diverses.

Mercié, enseigne puis lieutenant de vaisseau Charles Etienne, 1868- ?

Terres australes, Indochine, 1893-1896

Sources :

FR ANOM Fonds ministériels, Série Géographique Indochine Ancien Fonds 44

Société de géographie

Annuaire de la Marine, 1890

Légion d'honneur LH1831/6

Bibliographie :

« Aux terres de Kerguelen », par Mercié, dans Autour du Monde, avec dessins.

"Exploration en Annam et au Laos. De Hué à Kemarat", par Mercié, dans Revue maritime et coloniale, 1899

Dictionnaire illustré des explorateurs, par N. Broc, Paris, CTHS, 2003

Le Tour du Monde, 1897. L'Illustration, 1893

Trésors photographiques de la Société de géographie, sous la direction d'Olivier Loiseaux, Paris, BNF/Glénat, 2007

Né le 28 octobre 1868, il entre en service en 1885 et est aspirant de Marine en 1888, dans la même promotion que Mazeran. Il commence sa carrière à bord de "l'Eure" et photographie la prise de possesssion des îles Kerguelen, Amsterdam, et Saint-Paul par la France, en janvier-février 1893 (photographies publiées alors dans L'Illustration), en fait le compte rendu à la Société de géographie. Lors du voyage de retour, il participe à une mission hydrographique à Madagascar. Il effectue une mission de Hué à Kemmarat en 1895-1896 : le récit illustré des clichés de l’auteur est publié dans la revue Autour du Monde. Il s’agit de montrer que l’on peut passer de l’Annam au Cambodge par la voie fluviale en traversant la chaîne annamitique. Il fait construire une chaloupe démontable, La Fourmi, dans un petit chantier naval de Tourane dont la photographie est conservée. Il passe par le col d’Aî-Lao, après avoir démonté son embarcation. Cette expédition est à rattacher à la Commission du Mékong, alors dirigée par Mazeran, qui a pris la suite de Simon en 1895.

Dufty, Edouard Henry, puis sa veuve ; Francis Herbert ; Walter Frédéric et Alfred William ; Thomas (Louis)

Nouméa, 1875-1923

Source :

Annuaire agricole, commercial et industriel des colonies, 1897

Société de géographie

Bibliographie :

Nouvelle-Calédonie. Images au collodion, 1860-1930, par Bernard Brou, Annick Da-Ros, Pierre Alibert, Claude Luguel, Nouvelles éditions calédoniennes, s.d.

Découverte photographique de la Nouvelle Calédonie, 1848-1900, par Serge Kakou, Actes Sud, 1999


Leur studio est mentionné pour la première fois en 1875 sous le nom de « Photographic Studio ». Les quatre frères sont anglais d’origine, nés entre 1846 et 1856. Ils émigrent à tour de rôle en Australie entre 1865 et 1875. Deux s’installent aux Iles Fidji, deux autres, Edouard et Walter, à Nouméa. Ces derniers photographient le bagne à l’Ile Nou et à la Foa. Ils se retrouvent ensuite en Australie, mais Walter revient à Nouméa en 1883, date à laquelle il s’associe avec James Peace. En 1885, il vend son atelier à Nicolas Hagen, mais il est très vite repris par Léon Devambez. Walter quitte la Nouvelle-Calédonie en 1886. Quant à Edouard, il revient en 1891 avec sa femme, mais meurt en 1897. Le fonds est exploité jusqu’au début du XXe siècle, car Louis Thomas prend le relai des frères Dufty en 1900 et garde le studio jusqu’en 1923. Il organise même le Salon des arts de 1910 à Nouméa. Quelques tirages des frères Dufty sont conservés à la Société de géographie de Paris.

Bray, Théotime Adolphe, 1859-1936



Nouvelle Calédonie, 1890-1900




Sources :

FR ANOM 8Fi51, 5Fi pour les cartes postales

FR ANOM Fonds ministériels, Personnel EE/II/3139/1

Annuaire colonial, 1893

Bibliographie :

Découverte photographique de la Nouvelle Calédonie, 1848-1900, par Serge Kakou, Actes Sud, 1999

Né le 7 mars 1859, militaire en 1877, zouave en Algérie (1882-84), surveillant au bagne en Nouvelle-Calédonie, où il arrive avec sa famille en mai 1886. il commence à s’intéresser à la photographie vers 1890. Il est le témoin des derniers convois de bagnards arrivés en Nouvelle-Calédonie, le bagne fermant en 1897. Il est nommé alors en Guyane(1901-1903) ; il prend sa retraite en 1904 et revient en Nouvelle Calédonie comme colon, à un poste de chauffeur des Messageries automobiles calédoniennes. Il a été le témoin privilégié de l’administration pénitentiaire : il incarne l’ordre carcéral. Certains de ses clichés de l’île Nou ont été édités en cartes postales.

Nething, Charles, (Charles Billiard, dit) 1866-1947, et Lacomme

Nouvelle-Calédonie et Réunion, 1889-1923

Sources :

FR ANOM 8Fi49, 35Fi

FR ANOM Fonds ministériels, Service géographique et des missions 75

Bibliographie :

Nouvelle-Calédonie. Images au collodion, 1860-1930, par Bernard Brou, Annick Da-Ros, Pierre Alibert, Claude Luguel, Nouvelles éditions calédoniennes, s.d.

Le partage de l’Océanie, par Henri Russier, Paris, Vuibert et Nony, 1905

Découverte photographique de la Nouvelle Calédonie, 1848-1900, par Serge Kakou, Actes Sud, 1999

Nething arrive en Nouvelle-Calédonie en mars 1889, et est l'assistant de Devambez qui lui vend son studio et ses plaques de verre (1891). Il fait des clichés au format carte de visite signés H.B.Nething, Photo. Nouméa. Il exploite son fonds jusqu’en 1923. Il édite des cartes postales tirées de ses clichés. Il a pour assistant Lacomme. Le gouverneur Pardon lui demande un reportage sur le pénitencier de l’île Nou. Il enrichit sa collection de clichés de Nouméa, de la brousse et de tous les évènements de la vie locale (fête, bal, arrivée du courrier de France). En 1923, il rentre en France. Des clichés de Nething ont été utilisés par la revue Autour du Monde en 1903, et par Henri Russier dans son ouvrage Le Partage de l’Océanie. Il semblerait que le fonds ait été exploité par la droguerie de Louis Tranchand et Ventrillon, après son départ. Si les initiales H.B. sont bien celles de Charles Nething, ce photographe aurait été actif de 1889 à 1923.

Devambez, Léon, 1862-après 1922



Nouvelle Calédonie, 1881-1889

Sources :

FR ANOM 8Fi52, 8Fi53/1-2, 8Fi70/1-2, 35Fi

Société de géographie

Annuaire du Marsouin, 1905

Archives territoriales de Nouvelle-Calédonie

Bibliographie :

Nouvelle-Calédonie. Images au collodion, 1860-1930, par Bernard Brou, Annick Da-Ros, Pierre Alibert, Claude Luguel, Nouvelles éditions calédoniennes, s.d.

La Nouvelle Calédonie, Terres lointaines, par Marie-Claude et Jacques Valette, Saint-Cyr sur -Loire, Edition Alan Sutton, coll. Mémoire en images, 2004

Découverte photographique de la Nouvelle Calédonie, 1848-1900, par Serge Kakou, Actes Sud, 1999

Né le 3 juin 1861 à Amiens, ancien sous-lieutenant d'Infanterie territoriale et devenu officier de réserve en 1890, il part dès 1881 en Nouvelle-Calédonie pour rejoindre son frère installé comme éleveur. Il travaille d’abord pour la maison de commerce Ballande, puis achète en 1887 une propriété pour faire de l’élevage. Il est aussi planteur de café et photographe. Il rachète l’atelier de Nicolas Frédéric Hagen en 1887, c’est à dire l’ancien atelier de Walter Dufty et James Peace, spécialisé dans les portraits. Nicolas Hagen, originaire d'Australie, est avant tout un riche commerçant ; il a été actif de 1878 à 1887 en tant que photographe. Les premiers clichés de Devambez sont au format carte de visite et portent au dos : L. Devambez Phot. Nouméa. Il reçoit commande de l’administration pour l’exposition universelle de 1889 (300 vues en 2 albums), et y obtient une médaille de bronze. Il a photographié tout ce qui constitue l’économie de la colonie (sucre, mine, commerce, exploitations rurales, élevage, plantations, et la société « Le Nickel » à Thio) et son administration (postes, gendarmeries, forts, pénitenciers), ainsi que les indigènes. En juin 1889, il confie son atelier à Charles Nething, son jeune apprenti et rentre en France. En 1922, il donne à la Société de géographie de Paris un album de 294 photos intitulé L’Algérie, édité à Paris.

Servais, François Arthur et Jules Léon

Nouvelle Calédonie, Bourail, 1887-1894

Bibliographie :

Découverte photographique de la Nouvelle Calédonie, 1848-1900, par Serge Kakou, Actes Sud, 1999

François-Arthur est graveur, Jules-Léon est imprimeur et ils sont condamnés au bagne comme faux-monnayeurs (juin 1878). C’est à Bourail (centre pénitentiaire datant de 1867) qu’ils sont envoyés : ils y fondent un journal « Le Bourail illustré » qui dure peu. Chargés en 1887 d’un reportage sur la région de Bourail en vue de la future exposition universelle de 1889, ils sont autorisés à circuler librement. Quelques albums existent en métropole.

Pange, comte J. de

Corée, Pacifique,1893-1904

Source : Annuaire de la Marine, 1890

Bibliographie :

« Voyage aux Nouvelles Hébrides et aux îles Salomon », par le docteur A. Hagen, dans Le Tour du monde, 1893/1

« Un voyage en Corée », par le docteur A. Hagen dans Le Tour du monde, 1904, photos du comte J. de Pange

Dictionnaire illustré des explorateurs, par Numa Broc, Paris, CTHS, 1992

En Corée, par le comte J. de Pange, Paris, Ernest Leroux, 1904

Le docteur Alfred Hagen, né le 10 janvier 1860 à Maxey-sur-Vaise (Meuse), médecin de la marine, titulaire de la Légion d'Honneur, est en 1885 dans les archipels mélanésiens. Appelé en 1891 par le gouverneur de Nouvelle-Calédonie pour surveiller le recrutement de la main-d’œuvre dans les archipels des Nouvelles Hébrides et des Iles Salomon, il est à bord de la goélette Lady Saint Aubyn. Avec le croiseur Friant, il est attaché en 1900 à la délégation envoyée en Corée à la suite de la guerre des Boxers. Il rencontre le comte J. de Pange. Ce dernier, historien originaire de Lorraine, né en 1881, est alors en train de faire un voyage en Extrême-Orient. La Corée est convoitée à la fois par la Russie et par le Japon. La France y possède des missions catholiques, et ses ingénieurs y sont actifs. Le comte de Pange a non seulement illustré l’article du docteur Hagen paru dans Le Tour du Monde, mais écrit lui-même plusieurs articles sur son voyage, notamment dans la revue Autour du Monde. Il est aussi l’auteur d’une monographie parue en 1904 sur la Corée.

Peace, James

Nouvelle-Calédonie et Nouvelles-Hébrides, 1884-1897

Sources :

FR ANOM 35Fi, Panorama de Port Sandwich (Mallicolo) en deux clichés

FR ANOM Fonds ministériels Généralités, 284

Annuaire agricole, commercial et industriel des colonies, 1897

Bibliographie :

Découverte photographique de la Nouvelle Calédonie, 1848-1900, par Serge Kakou, Actes Sud, 1999

En septembre 1883 James Peace est déjà photographe, associé à Walter Dufty, mais leur atelier est dissout pour dettes l’année suivante. Il s’installe alors seul. Il effectue dès lors des reportages sur les Nouvelles Hébrides (1889), sur la mine de nickel de Thio, commandité par la société industrielle (1893). Il signe ses clichés Peace Nouméa. Ceux-ci sont présentés en 1893 à l'exposition de Chicago, en même temps que ceux de l'administration locale de la Nouvelle-Calédonie. L'annuaire publié en 1897 par le Comptoir des intérêts coloniaux le signale encore.