Kerry


Nouvelles-Hébrides, 1900-1910

Sources :
FR ANOM 35Fi72

Photographe professionnel installé à Sydney, Kerry effectue un voyage aux Nouvelles-Hébrides et publie en cartes postales les clichés qu'il y a pris.

Editeurs et/ou photographes de Nouvelle-Calédonie et des Nouvelles-Hébrides


Caporn,William Henry (W.H.C.) ; Raché, J. ; Veuve Daroux ; F.D. à Thio ; Gubbay, D. ; Barrau ; Guérin, H. ; Daras à Thio ; Veuve G. de Béchade

Nouvelle-Calédonie et Nouvelles-Hébrides, 1900-1920

Editeurs de cartes postales, pour la plupart établis à Nouméa, mais présentant aussi bien des vues de Nouvelle-Calédonie que des Nouvelles-Hébrides. Caporn, qui tient un magasin de mode et confection et bureau de tabac à Nouméa, est celui qui a la plus grosse production, qu'il s'agisse de beaux portraits, de paysages, ou d'édifices ; il signe parfois seulement de ses initiales : W.H.C. Il est peut-être son propre photographe, et est actif au moins de 1907 à 1914. Il en va peut-être de même du personnage qui signe F.D. à Thio, ou de l'éditeur qui signe "Collection Darras, Thio (Nouvelle-Calédonie)", eux aussi vers 1905-1914. Pour les autres ils sont seulement des éditeurs. La Collection Barrau ne date que des années 1920. J. Raché a également eu une production importante aux alentours de 1910. Quant à la veuve G. de Béchade, elle édite en carte postale une vue de son magasin à Nouméa, vers 1910.

Patouillet, docteur Jules

Nouvelle-Calédonie, 1867-1870

Bibliographie :
Trois ans en Nouvelle-Calédonie, par le docteur Patouillet, Paris, E.Dentu, 1873

Dictionnaire illustré des explorateurs, par Numa Broc, Paris, CTHS, 2003

Médecin de Marine, Patouillet est à bord de la frégate "Néréide" qui se rend à Nouméa. D'abord en poste dans des pénitienciers de l'île, Patouillet s'intéresse aux Canaques et vit comme eux, ce qui lui vaut l'hostilité des autres Européens. Il apprend les coutumes locales en fréquentant les prêtres des Missions maristes, présents dans l'île depuis les années 1850. Il repart en 1870, appelé par la déclaration de guerre contre la Prusse, et sert alors dans l'Armée de la Loire. Il sert ensuite sur un ponton où sont emprisonnés des Communards, dont beaucoup finiront au bagne de Nouvelle-Calédonie. Il a rapporté de l'île et de ses expériences un ouvrage illustré de ses photographies, où il se montre un excellent ethnologue.

Leenhardt, Jean Henri Maurice, 1878-1954

Nouvelle-Calédonie, 1902-1926

Sources :
Musée de l'Homme
FR ANOM Fonds privés 38APC, 54APOM
Légion d'honneur LH 19800035/89/11061

Bibliographie :
L'habitation indigène dans les possessions françaises, ouvrage collectif. Océanie par Maurice Leenhardt, Paris, Société d'Editions géographiques, maritimes et coloniales, 1931
Gens de la Grande-Terre, par Maurice Leenhardt, Paris, Gallimard, 1937
Arts de l'Océanie, par Maurice Leenhardt, Paris, Edition du Chêne, 1948

Les articles d'ethnographie de Leenhardt sont publiés dans : Travaux et mémoires de l'Institut d'ethnologie de Paris, 1930-1946

Revue du Pacifique, Journal de la Société des Océanistes

Dictionnaire illustré des explorateurs français par Numa Broc, Paris, CTHS, 2003



Né à Montauban le 9 mars 1878, mort à Paris, en 1954. Maurice Leenhardt, docteur en théologie protestante est envoyé en 1902 par la Société des missions évangéliques de Paris en Nouvelle-Calédonie : il est d'abord dans les îles Loyauté, puis sur la côte orientale de la Grande-Terre, près de Houaïlou. Devant la détresse des Canaques, il lutte contre les maladies, l'alcoolisme et la misère, mais dénonce aussi le travail forcé et le grignotage par les colons des terres appartenant aux tribus. Il est donc mal vu par ceux-ci et par les autorités françaises. Linguiste et ethnologue, il s'attaque à la déculturation, fait connaître la mentalité, les conceptions religieuses et l'organisation sociale des Canaques. Après un long séjour en France son voyage de retour en 1923 lui permet de visiter les missions protestantes de l'Afrique occidentale, des colonies africaines anglaises et hollandaises où il retrouve les mêmes problèmes. A son retour définitif en France en 1926, il devient professeur à l'Ecole coloniale, à l'Ecole pratique des hautes études, et à l'Institut national d'ethnologie, avec les soutiens de Marcel Mauss, Lucien Lévy-Bruhl et Paul Rivet.

Cotteau, Edmond, 1833-1896

Asie, Canada, Egypte, Inde, Nouvelle-Calédonie, Océanie, 1876-1893

Sources :
Société de géographie

Bibliographie :
Promenade dans l'Inde et à Ceylan, par E. Cotteau, Paris, Plon, 1880

Un touriste dans l'Extrême-Orient, par E. Cotteau, Paris, Hachette, 1884

En Océanie. Voyage autour du monde en 365 jours, 1884-1885, par E. Cotteau, Paris, Hachette, 1888

Bulletin de la Société de géographie commerciale de Paris. Association française pour l'avancement des sciences. Le Tour du Monde.

Dictionnaire illustré des explorateurs, par Numa Broc, Paris, CTHS, 2003

Né à Châtel-Censoir (Yonne) en 1833, Cotteau devient un globe-trotter impénitent à partir de 1876, c'est à dire quand il est devenu journaliste au journal Le Temps. Il part couvrir l'exposition universelle de Philadelphie, mais en profite pour faire quelques détours, au Canada, et sur la côte ouest des Etats-Unis. L'année suivante le voit en Amérique du Sud, qu'il parcourt jusqu'au détroit de Magellan, et il revient par les Antilles françaises. Le succès de ses récits lui vaut d'être embauché par la célèbre revue Le Tour du Monde, et il va donc passer le reste de sa vie à voyager. En 1878-1879, il est en Inde et à Ceylan. En 1881, il est en mission pour le ministère de l'Instruction publique pour reconnaître la route entre Paris et le Japon, par la Sibérie et il en profite pour visiter l'Indochine. En 1884-1885, il réalise un tour du monde qui le mène en Indonésie, en Australie et dans tout le Pacifique : il visite donc la Nouvelle-Calédonie et l'Océanie française. En 1887-1888, Cotteau se contente de l'Asie centrale, du Canada, et des Canaries. Enfin, en 1892, il visite l'Egypte. Membre de la Société de géographie depuis 1875, Cotteau lui a fait don de certains de ses clichés.

Archambault, Marius, 1864-1920

Nouvelle-Calédonie, 1903-1920

Sources :
Muséum national d'histoire naturelle
Annuaire colonial, 1893, 1907, 1914

Bibliographie :
Article paru dans la revue Anthropologie, t. XIII, 1901
Dictionnaire illustré des explorateur, par Numa Broc, Paris, CTHS, 2003

Né le 18 février 1864, Marius Archambault arrive en Nouvelle-Calédonie en 1885 au service des Postes et Télégraphes comme simple agent du cadre local. Il est chevalier des Palmes académiques dès 1907 et a été nommé commis principal de 2e classe. Il a pour collègue un autre photographe amateur Charles Mitride. Il passe en 1e classe en 1913, et est nommé officier des Palmes académiques. Ayant sans doute quelques loisirs, Archambault se livre à de multiples recherches archéologiques, et découvre ainsi pierres ornées et gravures rupestres. Il a été secrétaire général du syndicat d'initiative de Nouméa et a rédigé un guide touristique de l'île. Il a fait don de ses photographies au Muséum d'histoire naturelle.

Gallois, Eugène, 1852-1916

Afrique, Asie, Pacifique, Madagascar, 1890-1905

Sources :

Société de géographie

Bibliographie :

Bulletin de la Société de géographie de Lille, Bulletin de la Société de géographie de Marseille, Bulletin de la Société de géographie commerciale de Paris, Journal des Voyages, Le Tour du Monde, La Dépêche coloniale illustrée, Autour du monde

Au pays des pagodes et des monastères. En Birmanie, par E. Gallois, Paris, Delagrave, 1899

La France d'Asie : un Français en Indo-Chine, par E. Gallois, Paris, J. André, 1900

Globe-trotter et reporter infatigable, Gallois a effectué plusieurs tour du monde et écrit de nombreux articles. A partir de 1885, il est chargé de missions par plusieurs ministères : Europe, Proche-Orient, Egypte, Russie et Caucase. Il se rend ensuite à Java, en Birmanie, en Inde et en Indochine (1896-1899). Il effectue plusieurs voyages dans le Pacifique, Tahiti et la Nouvelle-Calédonie (1902-1903) dont il rapporte des clichés : ceux-ci ont été notamment présentés à la Société de géographie de Lille. Il se rend ensuite en Afrique occidentale (1903), en Algérie et en Chine (1905) et à Madagascar (1908). Il a publié le récit de ses voyages, illustré de ses clichés dans les revues de plusieurs autres sociétés de géographie. A la veille de la Première guerre mondiale il se rend à nouveau au Proche-Orient, Syrie et Irak. De ses voyages, il a rapporté des clichés, des cartes postales et des dessins. Il est en effet à la fois dessinateur et photographe. Il a fait don de tous ses souvenirs à la Société de Géographie de Paris.

Talbot, Louis, 1853- ?


Cochinchine, Nouvelle-Calédonie, Madagascar, 1880-1909

Sources :

FR ANOM 8Fi76/1et 2, 5Fi3110, 35Fi.

FR ANOM 39Fi (fonds Chapus)

Annuaire de la Cochinchine, 1891 et 1892

Annuaire agricole, commercial et industriel des colonies françaises, 1897

Bibliographie :

Nouvelle-Calédonie. Images au collodion, 1860-1930, par Bernard Brou, Annick Da-Ros, Pierre Alibert et Claude Luguel, Nouvelles Editions Calédoniennes, s.d.

Le partage de l’Océanie, par Henri Russier, Paris, Vuibert et Nony, 1905

Né à Toulouse en 1853, Talbot est photographe professionnel à Saigon, rue Rigault de Genouilly d’après certains annuaires, 134 rue Catinat, près de l'hôtel Continental, d’après d’autres, mais il a aussi un atelier à Java. Il est membre de la Société française de Photographie. Jean-Pierre Trong est son premier ouvrier, et lui succède ensuite à Saigon. Louis Talbot quitte Saigon au début du XXe siècle et s’installe alors en Nouvelle-Calédonie, à Nouméa. Les photographies des deux albums présentés lors de l’exposition de Hanoi, en 1902, par l’Union agricole calédonienne, sont sans doute dues à Louis Talbot. Son studio est installé rue de Solférino à Nouméa ; il réalise aussi des portraits en format « carte de visite ». Certains de ses clichés sur Nouméa sont édités dès 1904 en cartes postales ou ont été utilisés par Henri Russier dans son ouvrage Le partage de l’Océanie. D’autres cartes postales, notamment sur Antsirabe, prouve que ce photographe est passé également à Madagascar. Talbot, qui a reçu une médaille d’or en 1892, était aussi chevalier de l’ordre royal du Cambodge.

Mascart, Paul Edmond Marie Joseph, 1874-1958, et son fils Roland, 1909-?


Antilles, Nouvelle Calédonie, 1930-1952

Sources :

FR ANOM 30Fi138, 31Fi49

Bibliographie :

Chansons modernes calédoniennens par F. Jacquelin et A. Soyer, Paris, AMO, 1948, avec illustrations de Roland Mascart

Répertoire bio-bibliographique des Nouvelles-Hébrides, par Patrick O'Reilly, Paris, Musée de l'Homme, 1957,avec illustrations de Roland Mascart

Né à Condé-sur-Escaut, en 1874, devenu étudiant aux Beaux-Arts, Paul Mascart fait son service militaire à Rouen et décide de s’installer dans cette ville où il fonde, avec Delaunay la Société des artistes rouennais. A la fois poète, peintre et photographe, il voit dans la nature l’évocation du paradis. Ses nombreux voyages en Martinique, en Nouvelle Calédonie et en Chine le confortent dans cette idée. Le 5 avril 1932, il photographie la première liaison aérienne France-Nouméa par les pilotes Verneilh et Déré, et par le mécanicien Munch. Il a séjourné entre 1929 et 1935 dans le Pacifique. Son fils Roland est également peintre et photographe, et ami d’Octave Morillot (1878-1931), en Polynésie. Paul a également fait un séjour aux Antilles dans les années 1950. Tous les deux sont photographes et il est difficile de savoir quels clichés reviennent à l'un ou à l'autre.

Spitz, Charles


Papeete, 1900-1920

Sources :

FR ANOM 35Fi et 77Fi

Bibliographie :

Tahiti 1904-1921, Lucien Gauthier photographe, par Serge Kakou, Les éditions du Pacifique, 2004

L'Illustration, 1891

L'Alsacien Charles Spitz, qui s'intitule "bijoutier-photographe", serait arrivé à Papeete en 1883. Il obtient une mention à l'exposition universelle de 1889. En tout cas des clichés signés de lui et de Mme Hoaré sur la "remise du pavillon tahitien aux autorités françaises" sont publiés en 1891 dans L'Illustration, ainsi que ceux sur la mort du roi Pomaré V à Papeete.

Lanes, enseigne de vaisseau Philippe Emmanuel Louis, 1913-?




Pacifique, mai-juin 1935


Sources :

FR ANOM 31Fi48 et 30Fi140-142

Annuaires de la Marine, 1932-1935

Né le 21 décembre 1913, entré en service en 1930. Il est enseigne de vaisseau de 2e classe en 1932, de 1e classe en 1934. Il est en 1935 sur l'aviso "Amiral Charner". Il en rapporte des clichés sur la Nouvelle-Calédonie, ses dépendances, ainsi que les Etablissements français de la Polynésie.

Ropiteau, André, 1904- 1940

Polynésie française, 1928-1939

Source :

Société de géographie

Né à Meursault, André Ropiteau est un célèbre négociant en vin de Bourgogne de la région beaunoise. C’est à titre privé qu’il découvre Tahiti et les îles françaises de Pacifique, au cours d’un voyage en 1928. Il se marie à Maupiti et y construit une maison. Il a pris de nombreux clichés, notamment des portraits, et écrit plusieurs ouvrages dont Mon île Maupiti. Il rentre en France à la déclaration de guerre et est tué devant Toul le 20 juin 1940.

Marche, A.A.

Iles Marianne,1890

Source : Société de géographie

Ce photographe peu connu a rapporté des Marianne 42 clichés représentant de sites et des portraits, qu’il a donnés à la Société de Géographie de Paris.

Hoaré, Charles Burton et sa femme S., ? - 1904

Océanie, 1868-1904

Sources :

FR ANOM Papiers Paul Dislère, 2Ecol15/58

FR ANOM 77Fi

Société de géographie

Bibliographie :

Tahiti 1904-1921, Lucien Gauthier photographe, par Serge Kakou, Les éditions du Pacifique, 2004

L'Illustration 1891

Photographe professionnelle à Papeete, madame Hoaré est la veuve de Charles Burton Hoaré, installé à Papeete à partir de 1868. Elle commence à exercer vers 1880 et obtient une récompense, à l’exposition universelle de 1889, pour des clichés qu’elle y a présentés. Francis Homes, rachète son fonds à sa mort en 1904. En 1891, certains de ses clichés sont publiés dans L'Illustration en même temps que ceux de Spitz, pour illustrer un article sur la "remise du drapeau tahitien aux autorités françaises". La Société de géographie de Paris possède un portrait du roi de Tahiti, Pomaré V, signé de madame Hoaré

Decouz, baron Pierre, vers 1883-1916 et Culet,Valérien, vers 1885-1965

Terres australes, 1912-1913

Source :

Légion d'honneur LH 19800035/814/92609 pour Valérien Culet

Bibliographie :

"Un hivernage aux îles Kerguelen" par le baron Decouz, dans Le Tour du Monde, 1914

Terre sauvage, octobre 2006

Culet est guide de montagne et chasseur de chamois à Bonneval-sur-Arc. En 1911, à l’âge de 26 ans, il embarque pour les Kerguelen avec le baron Pierre Decouz, qui a deux ans de plus que lui. La mission que leur a donnée le gouverneur René Boissière est d’acclimater et d’élever des moutons à l’exemple de ce qui a été fait en Patagonie, où Decouz s’est rendu avec Boissière. Ils doivent aussi explorer l’archipel, chercher de l’or et surveiller les chasseurs de baleines et d’éléphants de mer. Ils passent l’hiver 1912-1913 aux Kerguelen. Valérien Culet meurt à Paris en 1965. La famille de Decouz est originaire d’Annecy (Hte- Savoie), et le baron Pierre Decouz est mort pour la France en 1916.

Pailhès, enseigne de vaisseau Eugène Arthur, 1847- ?

Pacifique, 1872-1874

Sources :

Légion d'honneur LH2035/40

Annuaire de la Marine, 1890

Bibliographie :

Dictionnaire illustré des explorateurs, par Numa Broc, paris, CTHS, 2003

« Souvenirs du Pacifique » , par Pailhès, dans Le Tour du Monde, 1876


Né le 30 octobre 1847 à Montauban, entré en service en 1864, enseigne de vaisseau puis lieutenant de vaisseau en 1876. Il est toujours à ce même grade en 1885, bien que commandant un torpilleur. C'est en 1872-1874, que l'enseigne de vaisseau Pailhès mène plusieurs expéditions dans les Etablissements français de l'Océanie à bord du "Vaudreuil"; une fois installé à Papeete, il excursionne dans toute l'île de Tahiti. Quelques clichés de sa main illustrent l’article qu’il a publié. Il est titulaire de la Légion d'Honneur.

Homes, Francis


Océanie, 1894-1901

Bibliographie :

"Lucien Gauthier, photographe à Tahiti", par Patrick O'Reilly, Bulletin de la Socié des études océanistes, 1968

Tahiti 1904-1921, Lucien Gauthier photographe, par Serge Kakou, Les éditions du Pacifique, 2004

« Tahiti. Notes et impressions » par Pierre de Myrica, Le Tour du Monde, 1902, avec photos de Lucien Gauthier

Photographe professionnel dont certains clichés sont édités en cartes postales, et ont servi d’illustration dans des ouvrages ou des articles divers. Il épouse en 1894 la veuve de Charles Spitz, dont il acquiert le fonds ; il possède déjà celui de madame Hoaré, ce qui fait de lui le rival de Lucien Gauthier.

Bel, Raymond

Nouvelles-Hébrides, 1901

Bibliographie : Le Tour du Monde, 1902 et 1905

Globe-trotter et photographe amateur, Raymond Bel se rend à Hawaï et aux Nouvelles-Hébrides en 1901. Il fera le récit de ce voyage en 1902 dans la célèbre revue Le Tour du Monde, illustré de ses propres clichés.

Viaud, Gustave, 1838-1865 et son frère Louis Marie Julien, dit Pierre Loti, 1850-1923

Polynésie française, 1859-1872. Indochine, 1883-1887

Sources :

Musée Pierre-Loti de Rochefort-sur-Mer

Annuaire de Cochinchine, 1887. Annuaire de l’Indochine, 1902

Légion d'honneur L2705/91 pour Pierre Loti

Bibliographie :

Tahiti 1904-1921, Lucien Gauthier photographe, par Serge Kakou, Les éditions du Pacifique, 2004

Explorateurs photographes. Territoires inconnus, 1850_1950, sous la direction d'Antoine Lefébure, Paris, La Découverte, 2003

Dictionnaire des explorateurs, par N. Broc, Paris, CTHS, 2003

La vie dramatique de Gustave Viaud, frère de Pierre Loti, par Georges Taboulet et Jean-Claude Demariaux, Paris, Les éditions du Scorpions, s.d.


Gustave Viaud est chirurgien de Marine, sorti de l'Ecole de médecine navale de Rochefort, sa ville natale, et arrive à Tahiti en 1858. Ses talents de photographe sont alors repérés par le gouverneur Gaultier de La Richerie, ce qui le mène à la botanique et à la zoologie. Il arrondit sa solde en vendant ses photos. Nommé ensuite au bagne de Poulo-Condore, Gustave finit sa carrière comme vétérinaire civil à Saigon, membre de la Société des études indochinoises. Il meurt sur le bateau du retour le 12 mars 1865. Son frère, Louis Marie Julien (né le 14 janvier 1850, plus connu sous son nom d’écrivain de Pierre Loti) fait l'Ecole Navale, entre dans la Marine et, fait un premier voyage à Tahiti et à l'île de Pâques, avec l'escadre du Pacifique, en 1872 ; il est ensuite affecté à l'escadre d'Afrique, en Turquie et à Constantinople, en Extrême-Orient. Pierre Loti est capitaine de frégate à l’escadre d’Extrême-Orient, en 1883. Elu à l'Académie française pour ses romans, il mis en position hors cadre de la Marine, et entame toute une série de voyages sur tous les continents. Il est réintégré en 1900 et est affecté en Chine pendant la guerre des Boxers. il rentre par l'Indochine, dont le gouverneur Paul Doumer lui ouvre les portes d'Angkor. Il est officier de la Légion d’Honneur et des Palmes académiques. Les deux frères ont photographié les débuts de l’expansion française en Asie du sud-est, comme ils l'avaient déjà fait dans le Pacifique. Loti mènera également une mission d'information en Inde, au nom du ministère des Affaires étrangères. Non seulement il a été un écrivain de premier ordre, mais aussi archéologue, ethnologue et photographe passionné. Son portrait a été réalisé, pour son entrée à l'Académie française, par le photographe professionnel Albert, à bord du "Formidable", dont il était alors l'un des officiers.

Rollin, docteur Louis Charles Frédéric, 1887-1972

Océanie, 1923-1937

Sources :

Musée de l'Homme

FR ANOM Fonds ministériels, Personnel EE/II/5109/2

Bibliographie :

Tahitiens, répertoire biographique de la Polynésie, par Patrick O’Reilly, Société des Océanistes, n°36

Les Iles Marquises, par le docteur Rollin, publié en 1926

Né le 13 avril 1887 à Paris, le docteur Rollin fait ses études à la Faculté de Médecine de Paris, et est médecin auxiliaire en 1914-1918. Médecin à la société des Phosphates de Makatea (1920-1923), il part aux Marquises : il est médecin contractuel du Service local de Santé de l’Océanie, à partir du 15 mai 1923, puis à Atuana, et enfin aux Iles-sous-le-vent, à Taravao, enfin à Tahiti. Il sera nommé médecin hors classe de l’Assistance médicale indigène (AMI) le 1er juillet 1932 ; il est encore en poste à Tahiti en 1937. Il a publié plusieurs articles, et un ouvrage intitulé Les Iles Marquises, en 1926, qui est illustré de ses clichés et de ceux des capitaines Harry Pidgeon, Louis Carlson, et de R. MacKittrick. Cet ouvrage est également illustré d’une gravure sur bois d’Octave Morillot, datée de 1921. Engagé volontaire pendant le 2e conflit mondial, il fait la campagne de Syrie et de l’Euphrate. En 1944, il retourne à Tahiti jusqu’à sa retraite en 1954. Il est décédé à Papeete et a offert ses collections à son ami le docteur Rivet, du Musée de l’Homme.

Flize, Louis, 1864-1920


Nouvelle-Calédonie, 1889-1920

Sources :

FR ANOM 30Fi138

FR ANOM EE/II/7276/12 pour jeanne Flize, EE/II/1558/11, pour Louis Flize

Née à Nouméa en 1894, Jeanne Flize entre au ministère des Colonies en 1923, comme dactylographe. Elle est la fille de Louis Flize, directeur du collège de Nouméa en 1889, puis directeur de l’Enseignement de l’île, mort brutalement à Neuilly-sur-Seine en 1920, lors d’un congé pour raison de santé. Elle est employée successivement à l’Agence économique de l’Afrique occidentale française, puis à la direction des Affaires économiques, et enfin à l’Agence économique de la France d’outre-mer, qu’elle quitte en 1959, ayant atteint l’âge de la retraite. Les quelques clichés connus sont plutôt l’œuvre de son père, présent en Nouvelle-Calédonie de 1889 à 1919, Jeanne Flize ayant été en poste à Paris de 1923 à 1959, mais jamais à Nouméa.

Duchozal, A.

Nouvelles-Hébrides, vers 1890

Source : FR ANOM 35Fi

Cliché intitulé "Panorama de Port-Vila. New Hebrides". Photographe professionnel.

Caillot, A. C. Eugène, 1866-1938

Polynésie française, 1900-1914

Source :

Musée de l'Homme

Bibliographie :

Les Polynésiens orientaux au contact de la civilisation, par E. Caillot, Paris, Leroux, 1909

Histoire de la Polynésie orientale, par E. Caillot, Paris, Leroux, 1910

Mythes, légendes et traditions des Polynésiens, par E. Caillot, Paris, Leroux, 1914

Histoire de l'île Oparo au Rapa, par E. Caillot, Paris, Leroux, 1932

Caillot se rend pour la première fois dans le Pacifique, lors d'un premier tour du monde, commencé en 1899. Il visite les Etablissements français de Polynénie en 1900 et commence à rédiger l'histoire de ces régions du Pacifique. Il y retourne en 1912-1913 : c'est alors qu'il y fait des photographies et qu'il rapporte un important matériel ethnographique. Il a publié le résultat de ses recherches entre 1909 et 1932, et est ainsi le premier véritable historien de cette région du Pacifique.

Peau, Etienne, 1877-1940

Kerguelen, 1923-1924

Sources :

FR ANOM Fonds ministériels, Service géographique et des missions 98

FR ANOM Fonds ministériels, Agence économique de la France d'outre-mer 900

Archives municipales du Havre

Autodidacte et photographe amateur, Etienne Peau réussit à effectuer une mission aux Kerguelen, dont les photos ont été publiées, alors que rien ne le prédispose à effectuer ce genre d’expédition. Originaire du Havre, où il est devenu conservateur des musées municipaux, il est naturaliste par passion. Il connaît René Bossière, directeur de la Compagnie des îles Kerguelen, Saint-Paul et Amsterdam, depuis 1900. Les îles françaises de l’Antarticque étaient alors rattachées administrativement à la province de Tamatave. Avec l’appui de son chef, le docteur Adrien Loir, de l’Institut océanographique du Havre, et grâce à l’intervention du professeur Alfred Lacroix, secrétaire perpétuel de l’Académie des Sciences, enseignant au Muséum national d’Histoire naturel, il obtient les crédits nécessaires à une mission d’étude de la faune et de la flore. Il part avec son fils Lionel, âgé de 16 ans, à l’automne 1923, avec un appareil photographique 8/12. Le rapport de mission qu’il remet, en 1925, au gouverneur général et à l’Agence économique de Madagascar contient 48 de ses clichés. Grâce à lui, le gouvernement français prend conscience de la nécessité de protéger la faune, ce qui aboutit à la création d’un « Parc naturel de refuge ». Il est aussi l’inventeur de la photographie sous-marine. Peau devient ensuite journaliste mais sans atteindre la notoriété à laquelle il avait droit. Il est décédé dans un bombardement allemand en juin 1940

Chessé, Henri-Louis Joseph, 1874- ? ; son père Isidore Henry, 1839-1912


Océanie, 1895

Sources :

FR ANOM 2Fi2246 à 2253

FR ANOM Fonds ministériels, Série géographique, Océanie 92 (instructions, rapports, comptes rendus)

FR ANOM Fonds ministériels, Personnel EE/II/839/3 et 3445/11 pour Henri-Louis ; EE/II/839/2 pour Isidore

Annuaire colonial, 1895, 1901, 1913

Bibliographie :

Revue maritime et coloniale, 1873, Revue de Madagascar, 1901

Né au Marin (Martinique) le 20 mai 1839, Isidore Henry Chessé, officier de la Légion d'Honneur en 1881, accomplit en 1895-1896 une mission en Océanie comme commissaire de la République pour le rattachement à la France des Iles sous le vent (Huahiné et Bora-Bora), dont il est le représentant au Conseil supérieur des Colonies. Il a été gouverneur de Guyane en 1882, et mis à la retraite en 1887. Il fait également partie du conseil supérieure de l'Exposition permanente (ancêtre du Musée des Colonies). Isidore Henry Chessé est décédé le 11 décembre 1912 à Paris. Il a été accompagné dans cette mission en Océanie pour les photographies par son fils, Henri-Louis, Joseph (né à Versailles en 1874), entré en service en 1884, commis au Service pénitentiaire de Guyane (1893), puis en Nouvelle-Calédonie en 1895, qui devient chancelier de résidence à Madagascar en 1897. Administrateur de 1e classe en juillet 1901, il est chef du district d’Ambohimahasoa (province de Fianarantsoa). Nommé administrateur en chef en 1913 il est muté au Sénégal.

Mitride, Charles, 1871-?

Nouvelle-Calédonie, 1891-1914

Sources :

Annuaire colonial, 1895, 1907, 1921

Bibliographie :

Découverte photographique de la Nouvelle-Calédonie, 1848-1900, par Serge Kakou, Actes Sud, 1999

Famille de la Réunion, émigrée en Nouvelle-Calédonie à la fin des années 1870. Charles Mitride, né à la Réunion en 1871, travaille d'abord à la coupe de la canne à sucre, dans la ferme familiale. Il se met à la photographie. Entre 1891 et 1895, il intègre l’administration des Postes, où il rencontre Marius Archambault, et est affecté à la distribution du courrier à Kouaoua, ville dotée d’un port. Il prend des vues des voiliers transportant le minerai, fait poser les marins, fait un reportage sur Thio, photographie les bagnards sur leurs concessions, les planteurs de café. Il est actif jusqu’à la Première guerre mondiale. Charles Mitride est encore donné comme commis des Postes et Télégraphes par l’Annuaire colonial édité en 1921. Le nom de famille de Mitride se rencontre aussi à Madagascar. Il y a un Mitride, traitant dans la province de Vatomandry, et un T. Mitride employé à Tamatave, enfin un Mitride commerçant à Mahela, ce qui confirme l’origine réunionnaise ou mauricienne de ce photographe.